Alerté par les risques de saturation des refuges, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a consenti à faire preuve de tolérance. A compter de jeudi, les déplacements pour pouvoir adopter un animal sont désormais autorisés. Mais sous certaines conditions, vu le contexte d’épidémie de coronavirus.

C’est un signal d’alarme qui a été entendu. Le ministère de l’Intérieur a pris en compte cet appel. A partir du jeudi 16 avril, il est désormais possible de se déplacer pour adopter un animal dans un refuge..

Est-il possible de se rendre dans un refuge pour choisir et adopter un animal ?

Non. Depuis le début du confinement, les refuges pour animaux sont fermés au public. En revanche, le ministre de l’Intérieur a entendu l’appel lancé par Jacques-Charles Fombonne, le président de la SPA, et a autorisé la reprise des adoptions afin de soulager les refuges arrivés à saturation. Adopter un animal, sous certaines conditions, est donc nouveau possible.

Alors, comment faire pour  adopter un animal ?

Tout dépend du refuge. Si vous souhaitez vous rendre dans un refuge appartenant à la SPA nationale, il faut tout d’abord choisir votre animal sur son site internet. Attention, tous les animaux ne sont pas adoptables. Les animaux, éligibles à ce dispositif, sont principalement des animaux sans problèmes de santé ni de comportement. Actuellement, sur les 3 832 animaux à l’adoption dans les refuges de la SPA nationale, seuls 787 sont adoptables : 

  • 322 chats,
  • 446 chiens
  • et 19 nouveaux animaux de compagnie ou NAC

Une fois l’animal choisi, il vous faudra remplir un formulaire détaillant, entre autres, vos motivations et vos conditions de vie. Si votre candidature est retenue, vous passerez ensuite un entretien téléphonique puis un rendez-vous sera fixé pour venir chercher l’animal, contre un chèque de caution de 150 euros.

Seuls les refuges affiliés à la SPA sont concernés ?

Non, tous les refuges qui le souhaitent proposent d’adopter des animaux. Outre la soixantaine de refuges de la SPA nationale, il existe en France plus de 400 refuges indépendants qui recueillent des animaux abandonnés. Mais quel que soit le refuge, il est inutile de vous déplacer. Contactez l’établissement au préalable pour connaître les modalités d’adoption.

Certains refuges ont choisi de continuer à ne pas proposer d’adoptions. Ils préfèrent respecter le confinement, pour la sécurité des salariés.

L’adoption est-elle définitive ?

Oui, il ne s’agit pas d’aider temporairement à désengorger certains refuges en devenant famille d’accueil uniquement le temps du confinement. Un animal est un être vivant et sensible, que l’on accueille de manière responsable et réfléchie POUR LA VIE ! Le risque est  d’assister dans quelques semaines, ou dans quelques mois, à une vague d’abandons qui feraient à nouveau subir un véritable traumatisme à ces animaux. C’est donc une grande responsabilité, qui vous engage à répondre à tous les besoins de l’animal, et pas juste un moyen de se distraire ou un prétexte pour pouvoir sortir. Selon les refuges, il pourra vous être demandé de revenir à l’issue du confinement pour régulariser votre adoption et vous acquitter des frais demandés.

Je dois cocher quelle case sur mon attestation de déplacement ?

Comme tout déplacement durant cette période de confinement, vous devrez vous munir d’une attestation de déplacement dérogatoire. Sur cette dernière, vous devez ensuite cocher la case « pour motif familial impérieux ».

Peut-on aller chercher son animal en famille ?

Non, une seule personne est autorisée à se déplacer pour ce motif. Il n’est donc pas question d’emmener ses enfants lors de la venue au refuge.

Sans adoption, les animaux des refuges vont-ils être euthanasiés ?

Officiellement, la plupart des refuges pour animaux ne pratiquent pas l’euthanasie dite « de convenance ». En revanche, ces établissements recueillent des animaux récupérés par les fourrières. Et si les refuges n’ont plus la capacité de recueillir les animaux que leur dépose la fourrière, c’est effectivement une possibilité. Selon l’article L. 211-25 du Code rural, tout animal n’ayant pas été récupéré en fourrière au bout de huit jours ouvrés devient propriété du gestionnaire de la fourrière. Si celui-ci ne parvient pas à le confier à une association de protection animale, il est alors en droit de l’euthanasier.

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