L’épidémie de coronavirus impacte le quotidien des Français, confinés depuis le 17 mars, mais également celui de leurs animaux de compagnie. Passer ce temps de confinement avec son ou ses animaux de compagnie pose forcement des questions très variées.Voici quelques éléments de réponse..

En dépit des rumeurs, nos compagnons à quatre pattes, chiens et chats compris, ne peuvent pas transmettre le coronavirus à l’homme. Il n’existe « aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus SARS-CoV-2 à l’origine de la maladie Covid-19 », rappelle l’Anses dans un communiqué publié mercredi 11 mars.

En revanche, si un animal a été au contact d’une personne malade, le virus a pu survivre sur ses poils, comme sur n’importe quelle surface contaminée.

Quelles mesures d’hygiène faut-il respecter avec son animal de compagnie ?

Un animal est une surface comme une autre. Les microbes et virus peuvent subsister sur son pelage, comme sur les poignées de porte ou les interphones. Si une personne infectée a caressé votre chien, votre chat ou votre NAC et que vous le caressez à votre tour, il y a un risque que vous contractiez le virus.

Il convient donc de respecter certaines règles d’hygiène. Au quotidien, si vous ne présentez pas de symptômes, veillez à vous laver les mains avant et après avoir joué ou caressé votre animal.

Si vous présentez des symptômes douteux ou êtes diagnostiqué positif au coronavirus, limitez au maximum les contacts : portez un masque dans la mesure du possible, évitez de dormir avec votre animal, de l’embrasser ou de le laisser vous lécher le visage.

Quand, où et combien de fois par jour faut-il sortir son chien ?

Les propriétaires de chiens sont autorisés à sortir munis d’une attestation de déplacement dérogatoire, dans le cadre des balades nécessaires à leurs besoins. Pas plus d’une heure par jour, et dans un rayon d’un kilomètre autour de chez eux.  Cette heure peut être fractionnée en 3 ou 4 ballades de 10 à 15 minutes par jour. Il faut sortir son chien en laisse, afin de limiter tout contact potentiellement infectieux avec d’autres chiens ou personnes.

Plus la balade sera longue, plus le risque est important. Il n’est donc pas question de sortir son compagnon dix fois par jour sous prétexte de se dégourdir les jambes.

Le confinement s’applique également aux chats. Mieux vaut empêcher votre félin de sortir quand cela est possible. Non seulement vous ne pourrez pas sortir chercher votre animal s’il ne revient pas à la maison, mais il pourrait contaminer votre domicile s’il a été au contact d’un malade ou d’un autre animal au cours de ses déambulations.

Puis-je sortir mon chien si je présente des symptômes du coronavirus ?

Si vous présentez des symptômes du coronavirus, vous devez observer une période de quarantaine. Pas question donc de quitter votre domicile. Si vous vivez à plusieurs, déléguez les sorties quotidiennes de votre chien à l’un de vos colocataires. Autrement, demandez à un voisin ou à un proche de venir chercher votre animal, muni de son attestation. Il faudra systématiquement désinfecter le collier, le harnais et la laisse du chien.

Faut-il réduire l’alimentation de son animal de compagnie ?

En fonction de la morphologie de votre animal et de ses dépenses énergétiques, il est possible de réguler son alimentation. Attention tout de même, un changement soudain de régime alimentaire pourrait occasionner des troubles digestifs. Cela vaut pour les chats et les chiens. Face au manque d’exercice, limitez donc les extras et bonbons dont il raffole et préférez réduire la quantité de nourriture journalière d’environ 10 à 20 % selon les besoins de votre compagnon.

Le moral de nos animaux risque-t-il d’être impacté pendant le confinement ?

À priori, le confinement ne peut être que positif pour nos compagnons. Le temps passé avec lui à la maison renforce l’attachement que vous porte votre animal. Cependant, le moral de nos animaux peut être impacté s’ils ressentent notre angoisse ou sont limités dans leurs sorties. C’est notamment le cas des chats habitués à aller et venir librement en extérieur. De même, un chihuahua n’aura pas les mêmes besoins qu’un berger australien qui vit en appartement.

Un animal non stimulé ou contrarié est susceptible de faire plus de bêtises. Il faut donc employer le temps que nous passons en leur compagnie pour les distraire. Sans pour autant transformer votre lieu de vie en terrain d’agility, vous pouvez profiter du confinement pour apprendre de nouveaux tours à votre animal, ou le stimuler avec toutes sortes de jouets.

Que faire si mon animal est malade pendant le confinement ?

Cabinets, cliniques, centres hospitaliers vétérinaires… tous assurent une permanence pour les soins urgents. Dans le contexte épidémique, il faut désormais téléphoner systématiquement afin d’obtenir un rendez-vous.

Il n’est donc plus possible de prendre rendez-vous pour des vaccins, une stérilisation ou encore un détartrage. En revanche, si votre animal est en fin de vie, vient d’être renversé ou d’avaler un paquet de mort aux rats, contactez immédiatement les services vétérinaires qui le prendront en charge comme dans n’importe quel autre contexte. À noter : une seule personne pourra accompagner l’animal.

Faut-il craindre des ruptures de stock de nourriture pour animaux ?

La nourriture pour animaux de compagnie est considérée comme une denrée de première nécessité. Actuellement, les magasins d’alimentation générale, les animaleries et les cliniques vétérinaires continuent d’être approvisionnés. 

Si vous souhaitez vous procurer la nourriture de votre animal chez un vétérinaire, il faudra appeler avant votre venue et, idéalement, préciser votre commande. Ainsi, les équipes la prépareront à l’avance dans le respect des mesures barrières pour que les transactions se fassent le plus rapidement possible.

Les refuges et associations sont-ils ouverts pendant le confinement?

Principe de précaution oblige, les refuges sont actuellement fermés. Cela implique que les adoptions sont impossibles pour le moment, mais que les abandons (légaux) le sont également.

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Peut-on continuer à nourrir les animaux libres ?

Les associations de protection animales identifient et stérilisent les chats errants dans de nombreuses communes. La survie de ces « chats libres » dépend en grande partie de la mobilisation de bénévoles.

Les associations peuvent donc assurer leur mission à condition que les bénévoles soient munis d’une attestation dérogatoire individuelle au motif de déplacement bref, à proximité du domicile, lié aux besoins des animaux de compagnie. Par mesure de précaution, le bénévole missionné aura également un justificatif émis par son association.

Les animaux peuvent-ils nous aider à surmonter cette épreuve ?

La réponse est un grand OUI. Les animaux sont des anti-stress fantastiques. Leur présence ne peut être que bénéfique. On connaît, par exemple, les bienfaits de la ronronthérapie. En cette période de stress et d’incertitude, chiens, chats, mais aussi rongeurs ou oiseaux de compagnie peuvent être source de joie, d’amusement et d’apaisement, surtout pour les personnes seules. En cas de tensions avec vos comparses de confinement, l’animal pourra également être un médiateur idéal qui adoucira les humeurs de chacun et facilitera la communication.

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