Patripatan : le chat plus sage que le brahmane

La religion indienne a pu parfois suspecter le chat d’inconséquence, sauf dans le cas de Patripatan.
Ainsi, il est dit qu’il fut le seul animal de la création à ne pas pleurer quand Bouddha rendit son dernier souffle pour atteindre le Nirvana. Le chat était trop occupé à croquer un rat qu’il avait surpris en train de laper l’huile d’une lampe…

Cependant, selon les dires d’une autre légende indienne cette feinte indifférence était peut être en réalité un signe de la sagesse suprême!

La base de la légende

A la cour du roi Salangham, un brahmane et un pénitent étaient connus pour être les deux homme les plus vertueux.

Cela créa malgré tout un esprit de compétition entre eux, du moins dans l’esprit du pénitent.

Ensuite, celui ci affirma qu’il pouvait s’élever par sa simple volonté jusqu’à l’un des sept cieux des croyants hindous : le ciel de Devendrien.

Il pouvait alors en rapporter une fleur de l’arbre Parisadam. Son parfum dispensait l’immortalité.

Le défi

Il joignit ensuite le geste à la parole . Il disparut dans les nuées et en revint en tenant la précieuse fleur à la main.

Le brahmane, piqué au vif, en fit autant.

C’est alors que le pénitent affirma que ce voyage céleste était à la portée de tout un chacun.

Même son chat, Patripatan, sage parmi le sage pouvait effectuer lui aussi le voyage dans le ciel.

Le voyage de Patripatan

Le matou s’élança alors vers les nuage. L’assistance médusée vit le Dieu Devendrien prendre le chat. Il lui prodigua mille caresses.

Hélas une déesse voulut garder ce chat exceptionnel auprès d’elle pendant deux à trois siècles.

Qu’importe ! Le brahmane figea le temps. Les siècles passèrent comme un songe. Le chat Patripatan redescendit à la cour du roi portée par une nuée multicolore.

De plus il tenait entre ses pattes une branche complète de l’arbre de Parisadam.

Dès lors, le brahmane et le pénitent passèrent au second plan. Le roi Salangham et sa cour ne saluèrent plus que l’extrême sagesse du chat Patripatan.