Tout comme l’humain, il arrive que le chat éternue de manière ponctuelle en raison d’une gêne ou d’une irritation des muqueuses nasales. Mais comment distinguer un éternuement banal d’un problème plus sérieux ? Dans quel cas faut-il s’en inquiéter ? Pourquoi est-il nécessaire d’amener son animal de compagnie chez le vétérinaire ? Décryptage.

Votre chat éternue de façon passagère à cause d’une irritation

D’une manière générale, si votre chat n’éternue que de manière ponctuelle, il n’y a guère lieu de s’inquiéter. L’éternuement peut s’accompagner d’un petit écoulement qui, en l’absence d’infection, est clair et inodore.

Votre animal peut tout simplement avoir une petite irritation des muqueuses nasales, liée à quelque chose d’aussi anodin qu’une poussière ou toute autre particule, comme un poil venu se loger dans ses narines durant sa toilette, qui lui chatouille le nez. Dans ce cas, son organisme expulse l’air pour déloger l’intrus, sans plus de conséquences.

Il est aussi possible que votre chat, qui explore son environnement en grande partie grâce à son odorat, ait malencontreusement inspiré un corps étranger plus gênant qu’une simple poussière. Il peut s’agir, si l’animal a accès à l’extérieur, d’un débris végétal qu’il va tenter d’évacuer en éternuant. Si le corps étranger est de petite taille, il n’y a guère de raison de vous en faire.

Observez votre chat : si celui-ci se met subitement à éternuer et que les éternuements ne cessent pas, il est préférable d’aller voir de plus près ce qui le gêne. Si vous apercevez un corps étranger, il est plus prudent d’appeler un vétérinaire pour qu’il vous guide et vous conseille.

Fente palatine et éternuements du chat

Certains chats naissent avec une malformation congénitale connue sous le nom de fente palatine. Une fissure au niveau du palais crée une communication entre la cavité buccale et la cavité nasale, ce qui provoque de nombreux troubles, comme les rhinites chroniques et les éternuements, et augmente le risque de fausse route lorsque l’animal mange ses croquettes ou sa pâtée pour chat.

Dans le cas d’une fente palatine congénitale, la malformation est présente dès la naissance et les éternuements n’apparaissent donc pas brutalement. En revanche, ce phénomène peut se produire à tout âge en cas de traumatisme. Un chat qui tombe d’une fenêtre, ou qui se fait percuter par une voiture, peut souffrir d’une fente palatine et des troubles qui y sont associés, notamment les rhinites et les éternuements chroniques.

Les éternuements du chat et les virus

Parfois, comme chez les humains, les éternuements du chat sont provoqués par des virus. Certains sont bénins : le rhume n’épargne pas les petits félins, qui peuvent avoir le nez encombré après avoir pris froid.

Votre chat ne peut pas vous transmettre son rhume, mais il peut en revanche contaminer d’autres chats. Ce virus est sans gravité, et l’animal guérit spontanément en une dizaine de jours. Il peut présenter, outre les éternuements, un peu de fièvre, une toux, un écoulement nasal, une légère fatigue et un appétit diminué. Assurez-vous qu’il s’hydrate bien, et mettez à sa disposition une nourriture appétente pour l’inciter à manger. Si vous ne constatez pas d’amélioration au bout de quelques jours, consultez un vétérinaire pour éviter l’aggravation en maladie respiratoire, notamment en pneumonie.

Certains virus sont en revanche plus dangereux, comme le coryza, qui peut menacer la vie du chat s’il n’est pas soigné. Il existe un vaccin efficace, recommandé aussi bien pour les chats qui sortent que pour les chats d’appartement, puisque l’humain peut transporter ce virus sur lui et le transmettre par simple contact avec l’animal.

Le vaccin contre le coryza ne protège pas à 100 % de la maladie, mais il permet d’en réduire la gravité et d’en atténuer les symptômes. Par conséquent, même si votre chat est vacciné, vous devez garder en tête la possibilité que ses symptômes soient dus à cette maladie.

Le coryza se manifeste par des troubles respiratoires comme la toux, des éternuements, un écoulement nasal, mais aussi des écoulements et des irritations au niveau des yeux, une grande fatigue, de la fièvre, une perte d’appétit, parfois des ulcères de la cornée ou à l’intérieur de la bouche.

Contrairement au simple rhume, au cours duquel le chat est un peu fatigué, mais peut tout de même vaquer à ses occupations, le coryza provoque une nette altération de l’état général de l’animal, qui doit vous inciter à consulter un vétérinaire au plus vite. Celui-ci prescrira des antibiotiques, parfois associés à des antiviraux, et pourra décider de garder votre chat en observation le temps qu’il reprenne des forces.