pot de colle

La vie sociale des chats

Descendants des félins sauvages, les chats domestiques sont connus pour leur penchant solitaire. Cependant, et c’est le paradoxe, ils entrent dans la catégorie des animaux sociaux. De tous temps les chats ont suscité l’admiration ou la peur chez les hommes.

L’homme a donc mélé sa vie sociale avec celle du chat en l’intégrant de plus en plus dans le modèle familiale. Il lui donne donc une place de plus en plus prépondérante dans le cercle familial mais aussi dans la société.

Un peu d’histoire

Les Egyptiens les ont déifiés puis les Chrétiens du Moyen Age les ont persécutés pour des motifs sans véritable connaissance et analyse du comportement du chat. (A lire)

Même si les choses ont heureusement évolué pour le matou, c’est encore par ignorance de son organisation sociale que l’on aime ou déteste le chat.

Aujourd’hui, peu de gens s’attachent à cet animal pour ses talents de chasseur de souris ou de lapin mais plus souvent par pure inclination pour les animaux, en général, ou encore pour la fierté que procure le beau félin dont l’esthétique augmente le prestige social.

Dans ce dernier cas, aucune limite n’existe pour les soins et gâteries portés au matou.

Notre rapport au chat reste donc variable, oscillant entre l’intégration comme membre de la famille, dont on pleure la mort qui est un véritable traumatisme et le choix du bel animal dont l’élégance et la beauté en fait un compagnon privilégié.

Mais connaît-on vraiment son chat ?

Se frotte t-il contre vos jambes par affection ou par simple attirance sexuelle ?

En fait, les deux à la fois.

D’abord attirance sexuelle, le chat ne se frotte qu’aux personnes familières et amicales.

Depuis les années 50, l’éthologie ou étude scientifique des comportements animaliers, montre que les animaux agissent à travers une combinaison d’instincts héréditaires et de comportements acquis sujets à la sélection naturelle.

Le chat est très social et il a aujourd’hui un rôle thérapeutique en hôpital psychiatrique où il aide les malades à surmonter leurs troubles.

Quelle belle revanche sur l’époque médiévale où il était martyrisé.

Le chat est donc social et domestique mais comme la majorité de ces derniers vivent seuls avec leurs maîtres ( en dehors d’une société de chats), ils défendent territoire et habitat contre l’intrusion d’étrangers.

Si on le croit solitaire, c’est là encore par méconnaissance des organisations de société félines.

A l’état sauvage

A l’état sauvage, les familles de chats sont matriarcales (mère et petits sont la règle), le mâle ayant quitté la femelle avant la naissance des chatons, il ne joue donc aucun rôle dans l’éducation de ces derniers.

Dans ces sociétés, les mères sont très solidaires, l’entraide est chose courante. Elles peuvent se partager les petits pour la nourriture, la toilette et les tâches de sentinelle protectrice.

A l’état domestique

Chez le chat domestique, le maître prend le relais et stoppe le développement naturel du comportement social du chat.

Le rôle de l’homme est cependant moindre car le chat a la faculté de redevenir sauvage après domestication. C’est aussi vrai qu’un chat sauvage peut être adopté et apprivoisé aisément quand l’homme est de bonne volonté.

Le chat peut donc vivre sans le secours de l’homme comme il peut se mêler aux chats domestiques sans problème. Il a un caractère très souple et il s’adapte aux circonstances locales.

Dans la nature, il se nourrit de rongeurs, d’oiseaux mais aussi de lapins, on trouve d’ailleurs des chats pesant plus de 15 kg en campagne australienne.

La vie sociale du chat en ville

En ville, le chat sauvage ou semi sauvage vit des déchets des urbains mais, dans ce cas, il peut être porteur et transmettre des maladies aux chats domestiques.

Les chats sont des animaux de territoire. Celui-ci se situe entre la zone de foyer qui peut être partagée avec une petite communauté et la zone de chasse qui peut s’étendre très au-delà du foyer. La chasse peut se faire en groupe, le chat est essentiellement carnivore, les rassemblements nocturnes cessent à l’aube et les chats se dispersent pour regagner leur zone de foyer qui peut être des arbres, un jardin, les toits des maisons, des caves…

Tout changement d’habitat peut être source de troubles pour le chat, et particulièrement, pour le chat domestique dont le foyer est généralement restreint.

Le chat et l’homme : la vie sociale

Si le chat est plus enclin à une vie de prédateur dans une société féline que dans une vie aux côtés de l’homme, nous connaissons aujourd’hui l’importance du contact du chat sur l’homme.

La simple caresse apaise toute tension et agit sur le tonus musculaire, la pression artérielle…

Les amoureux des chats (de nombreux écrivains notamment) savent qu’ils équilibrent leur propre système nerveux et circulatoire. C’est un plaisir d’avoir un matou sur les genoux et l’affliction profonde en cas de perte de l’animal.

Tout maître connaît le plaisir  :

  • des retrouvailles avec son chat,
  • la marche à petits pas,
  • le bout de la queue dirigé vers l’avant,
  • le frottement tête-corps-queue contre le corps du maître.

On sait aujourd’hui tout le bénéfice qu’apporte ce petit animal domestique à l’enfant, surtout s’il est enfant unique, combien il est facteur d’équilibre. Comment l’animal favorise l’apprentissage du respect, de la douceur avec et pour tout ce qui vit.

A lire : http://www.vetopsy.fr/chat/ethogramme-chat/territoire-chat/structure-sociale-chat-compagnie.php

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Passionné des animaux, j'ai réussi à en faire mon métier. Je suis responsable d’Équilibre et Instinct depuis bientôt 10 ans. Ecrire ces articles me permet de partager ma passion, et d'enrichir mes connaissances sur le monde animal tout en s'amusant.