Nourriture pour chat : décrypter vos étiquettes

Voici ce qu’il faut savoir pour bien lire une étiquette pour aliment pour chat (cela vaut aussi pour nos amis les chiens).

En premier lieu, il y a des mentions obligatoires :

D’après le décret 86-1037, elles sont au nombre de 12 :

  • nom commercial du produit. Ex : « Equilibre & Instinct» ou « Chat jeune » «  chat âgé »
  • La dénomination : comme « aliment complet », « aliment complémentaire », « aliment minéral ». La dénomination qui figure sur l’étiquette engage par contrat moral le fabricant à garantir certains apports nutritionnels dans le cadre recommandé par la Facco
  • L’espèce et l’âge des animaux destinataires : CN (=chien) , CT(=chat), animal en croissance,… Ex : « Equilibre & Instinct pour « chien adulte » », Chat jeune ».
  • Le mode d’emploi : Sur les sacs de croquettes haut de gamme, un tableau donne la quantité d’aliment à fournir en fonction de l’âge de l’animal et de son poids à l’âge.. Sont aussi préciser « à utiliser à sec » et « laisser toujours de l’eau fraîche à disposition »
  •  La composition analytique moyenne pour certains nutriments :
  1. %MP (protéines)
  2. %MG (matières grasses)
  3. %CB (celluloses brutes = fibres)
  4. %MM ou cendres brutes (minéraux)
  5. % humidité si > 14%
  •  La liste des ingrédients : détaillée ou présentée par catégorie.
  • La date limite de consommation
  • L’identification de l’emballeur : FR14 762 066 pour Equilibre & Instinct
  • La contenance (en ml) et le poids net
  • Le pays de fabrication : France pour Equilibre & Instinct
  • La société de fabrication : Normandise Petfood SAS pour Equilibre & Instinct
  • Le numéro d’agrément de la société de fabrication.

Enfin, les autres mentions présentes sur l’emballage n’ont aucun caractère officiel mais obéissent à un code des usages rédigé par la Facco, qui travaille en collaboration avec la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes)

Pour être de qualité, la nourriture pour chat doit :

  • Couvrir les besoins de l’animal, c’est à dire prendre en compte ses particularités physiologiques et des exigences particulières s’il est malade.
  • Assurer le bien-être de l’animal et la satisfaction de son propriétaire. L’apparence de l’animal (état de « bonne santé », embonpoint correct, peau et poils sains, vitalité) et la qualité des matières fécales émises servent de critères.
  • Être appétant : voir son animal manger avec appétit est une source de satisfaction. Un aliment non consommé n’est d’aucun bénéfice pour l’animal, surtout s’il s’agit d’un aliment à objectif thérapeutique.
  • Avoir un coût raisonnable, mais cette notion est fluctuante d’un propriétaire à l’autre. Ce qu’il faut aussi savoir : A l’intérieur du cadre réglementaire des définitions, chaque fabricant cherche à mettre en valeur les ingrédients qu’il utilise.

Pour éviter les dérives, chaque allégation commerciale est soumise à des contraintes réglementaires :

L’analyse moyenne exprimée en % par rapport à la matière brute (ou pour 100 g d’aliment) doit impérativement figurer sur l’étiquette. Cela concerne le % de MPB, MG, CB, MM ou cendres brutes, et le % d’humidité si le taux est > à 14%. Ces valeurs sont mesurées au laboratoire par des méthodes référencées qui figurent dans les textes réglementaires. Cependant, certains écarts ou tolérances sont admis par rapport aux valeurs déclarées.

chat mangeant croquettes

Enfin, il s’agit bien de « tolérance » : s’il existe des écarts systématiques entre les valeurs déclarées et les contrôles effectués en laboratoire, il y a intervention de la répression des fraudes. Le législateur impose des tolérances plus restrictives quand le non-respect de la garantie analytique est favorable à l’industriel. Par ex, les tolérances sont plus faibles pour un déficit en protéines ou un excès de fibres (tableau)

  • Le nom de l’aliment, sa composition analytique portée sur l’étiquette ne permettent pas d’estimer la qualité d’un aliment.
  • Aucune information portant sur la digestibilité, la disponibilité biologique des nutriments n’existe dans ce cadre légal
  • Mais plus la liste des ingrédients est détaillée, plus il s’agit d’un gage de qualité. Choisir une formule fixe renforce le contrat moral entre le fabricant et le consommateur
  • La traçabilité des produits permet d’identifier l’origine d’éventuels problèmes
  • Pour tester la qualité d’un aliment, des méthodes d’études in vivo (test de digestibilité, …) associés à des analyses chimiques précises de l’aliment sont nécessaires. Les industriels sont censés utiliser ces méthodes et pouvoir transmettre ces infos sur demande
  • Une étiquette ne donne pas d’information sur l’appétibilité et le coût journalier

Voilà ce qui va vous permettre de mieux comprendre les étiquettes de nourriture pour chat (et chien).

Si toutefois, vous avez des questions, nous sommes toujours à votre disposition pour vous apporter des éléments de réponse.