Chiens et chats peuvent eux aussi souffrir de gastro-entérite. Toutefois, des symptômes comme des vomissements ou de la diarrhée ne sont pas propres à cette maladie. Comment réagir face à une gastro chez nos compagnons, comment la différencier d’autres pathologies, que faire en cas de symptômes et quels moyens mettre en place pour la prévenir…

L’épidémie de gastro-entérite franchit généralement en France son seuil épidémique dès le début janvier. Elle fait partie des maux redoutés de l’hiver. Chiens et chats peuvent eux aussi en souffrir. Toutefois, des symptômes comme des vomissements ou de la diarrhée ne sont pas propres à cette maladie. Comment réagir face à une gastro chez nos compagnons, comment la différencier d’autres pathologies, que faire en cas de symptômes, et quels moyens mettre en place pour la prévenir…

Redoutée par les humains, au même titre que la grippe, cette maladie concerne également les chiens et chats. Ils peuvent eux aussi en souffrir.

Toutefois, vomissements et diarrhée qui sont les principaux symptômes de cette maladie ne lui sont pas propres. Ils peuvent tout à fait faire partie du tableau clinique et être observés dans d’autres pathologies, plus ou moins graves.

Quand parle-t-on de gastro-entérite chez le chien et le  chat ?

On parle de gastro-entérite chez le chien et le chat dès lors que les intestins et/ou l’estomac présente une irritation ou une inflammation.

Il s’agit donc en quelque sorte d’un terme « générique », du moins non spécifique.

Il convient également de souligner en premier lieu l’importance de différencier une gastro-entérite « simple » (ordinaire) d’une autre maladie.

Quelles en sont les causes de la gastro-entérite ?

Une gastro-entérite « ordinaire » peut avoir plusieurs causes. Le chat est souvent plus « méfiant » que le chien, ce dernier n’hésitant pas lors d’une sortie à ingurgiter tout ce qui lui passe sous la truffe, bon ou mauvais.

La gastro-entérite chez le chien et le chat peut donc être la conséquence de l’ingestion d’un aliment avarié, mauvais pour sa santé. A ne pas confondre avec une intoxication alimentaire qui peut elle aussi entraîner entre autres vomissements et/ou diarrhée.

Mais force est de reconnaître que l’on ne parvient pas toujours à déterminer avec précision les origines d’une gastro-entérite. Ce que l’on sait, c’est qu’elle est rarement due à une bactérie.

Face à un chien ou un chat qui vomit ou qui souffre de diarrhée, mieux vaut s’en référer au vétérinaire qui est le seul habilité à poser un diagnostic.

Gastro chez les animaux de compagnie : il n’y a pas vraiment de saison

Du fait qu’une gastro-entérite chez le chien et le chat peut être causée par l’ingestion de quelque chose de mauvais, il n’y a donc pas vraiment de saison spécifique.

C’est tout au long de l’année que le chien ou le chat peut présenter les symptômes d’une gastro-entérite « simple ».

Quels sont les signes et symptômes ?

Vomissements (nourriture, bile) et/diarrhée sont des symptômes, lorsqu’ils apparaissent soudainement, pouvant faire penser à une gastro-entérite.

Suivant les symptômes, on évoquera une gastrite (vomissements) ou bien une entérite (diarrhée).

Comme chez l’humain, la gastro-entérite s’accompagne d’un état de faiblesse, de léthargie, une baisse voire une perte d’appétit.

Dans ces cas-là, même sa friandise préférée, celle pour laquelle il ferait n’importe quoi pour l’obtenir, ne l’attire pas. Et là, le maître comprend instantanément que quelque chose ne tourne pas rond !

Ne pas confondre régurgitations et vomissements

Il ne faut pas confondre régurgitations avec vomissements. Dans le premier cas, le contenu de l’estomac est évacué. C’est le cas pour un aliment après sa prise lorsqu’il est mal ou pas digéré. Chez le chat, cela peut aussi survenir après l’ingestion de boule de poils (trichobézoards) lors de sa toilette.

En cas de vomissement, la nourriture est généralement en partie ou totalement digérée. Les vomissements (ils peuvent apparaître plusieurs heures après le repas) peuvent s’accompagner de bile ou d’un autre contenu stomacal de forme liquide.

Les vomissements occasionnent des contractions abdominales ; les régurgitations ont lieu sans effort.

Quand s’inquiéter et faut-il rapidement consulter le vétérinaire ?

Comme pour tout état anormal, il faut s’inquiéter dès lors que les symptômes perdurent et que l’on ne constate pas une rapide amélioration.

Mais aussi, bien entendu s’il y détérioration de l’état général de l’animal, apparition d’autres symptômes.

Comme par exemple la présence de sang dans les vomissements ou dans les selles (ou de selles colorées de noir), de fièvre, de douleurs abdominales…

Une consultation vétérinaire sans attendre est alors le meilleur réflexe à adopter.

Quel traitement pour combattre la gastro-entérite chez les animaux de compagnie

Toujours dans le cas d’une gastro-entérite « simple », après diagnostic, le vétérinaire prescrira le traitement le mieux adapté.

Le traitement (tout comme la consultation, voire les examens complémentaires s’ils s’avèrent nécessaires) sont pris en charge par l’assurance santé animale à hauteur de la formule choisie par le maître.

En cas de doute sur l’origine des troubles, le vétérinaire pourra en effet être amené à approfondir ses recherches par des examens complémentaires : radiographie, échographie, prise de sang, examen des selles…

Le vétérinaire peut vouloir s’assurer de l’absence de parasites intestinaux (vers) ou bien encore une pathologie plus grave (notamment s’il y a présence de sang dans les selles), comme la parvovirose.

Le traitement d’une gastro-entérite « simple » vise à stopper les signes cliniques (vomissements, diarrhées, douleurs…).

Un chien ou un chat traité sans attendre se remettra rapidement et retrouvera  la santé.

Un jeûne pourra être recommandé. De l’eau devra être laissée à disposition et à volonté. Les points de distribution pourront être multipliés dans l’habitat.

Des mesures de prévention sont-elles possibles ?

Pour éviter une gastro-entérite, le maître peut veiller au maximum à ce que son chien ne mange pas tout ce qu’il trouve à l’extérieur. Quand cela est possible, car bien souvent le chien est passé maître dans l’art d’ingurgiter n’importe quoi en un temps record !

Cette surveillance est plus difficile à mettre en place chez les chats ayant accès à l’extérieur.

Tout changement alimentaire, s’il doit être mis en place pour une raison ou pour une autre, se fera de manière progressive. Car même si certains chiens et chats vivront ce changement sans problème, d’autres plus sensibles risquent de déclarer des troubles gastriques.

Une bonne prévention passera aussi par une vaccination régulière contre les principales maladies parmi lesquelles la parvovirose.

Un vermifuge conseillé par le vétérinaire en fonction de l’animal sera aussi utilisé régulièrement (de 2 à 4 fois par an).

Les bases d’une bonne protection passent aussi par un traitement contre les puces, qui peuvent être responsables de la transmission du ténia.

Enfin, quelques règles d’hygiène devront être respectées : ne pas donner son assiette à lécher au chien ou au chat, se laver les mains après avoir manipulé un animal, ne pas se laisser léchouiller le visage…