La France compte de nombreuses races de chien. Les français sont ont toujours aimé les chiens et ils font partie de notre histoire. Certaines ont disparues mais d’autres sont toujours parmi nous. Voici un petit échantillonnage.

Le Chien d’Artois

Le chien d’Artois, parfois nommé grand chien d’Artois ou picard, est une race de chien de chasse d’origine française. Le chien d’Artois est un chien d’ordre de couleur tricolore. La nomenclature FCI le classe dans le groupe 6, section 1, sous-section 1.2 chiens courants de taille moyenne. Comme son nom l’indique, il est originaire de l’ancien comté d’Artois. C’est à présent une bonne partie du département du Pas-de-Calais. La race est alors utilisée comme chien courant et chien d’arrêt.

Le Talbot

Le talbot est une race de chien d’origine française aujourd’hui éteinte. C’était une race au pelage presque entièrement blanc, lente, à la gorge profonde, proche du chien de Saint-Hubert. Il en est peut-être le descendant.

Selon la légende, c’est au XI siècle que Guillaume le Conquérant amène le talbot en Grande-Bretagne. Un croisement avec des lévriers anglais (Greyhound) est effectué dans le but d’accroître leur vitesse. Cela donne naissance au chien courant du Sud (southern hound) dont on pense qu’il est un ancêtre du beagle. Il donc est possible que le chien courant du Nord soit lui aussi issu d’un tel croisement.

Le blason du bourg de Sudbury dans le Suffolk au Royaume-Uni représente un talbot assis à la langue pendue. En héraldique, le terme « talbot » désigne en anglais le « chien à queue retroussée ». c’est donc un chien de chasse aux bonnes manières.

Le Charnaigre

Le charnaigre, charnègre ou charnique était un chien de chasse, aujourd’hui disparu, présent essentiellement en Provence, en Languedoc et en Roussillon.

Pour certains ils étaient « issus du lévrier et du chien courant (griffon), dont ils ont les oreilles pendantes ; ces chiens métis, qui se trouvent en Espagne et en Portugal, sont fort bons pour la chasse dans les plaines incultes ou couvertes de broussailles : ils bondissent plutôt qu’ils ne courent. ».

Pour d’autres et plus vraisemblablement ils appartenaient à l’espèce du cirneco de l’Etna que l’on trouve en Sicile ou au lévrier d’Ibiza dit aussi Podenco d’Ibiza, type de chien originaire d’Afrique du Nord, dont l’existence est déjà noté dans l’ancienne Égypte aux temps des pharaons (Lévrier Tesem), très proche du Kritikos Lagonikos (lévrier crétois) par son aspect physique.

Les Romains l’utilisaient pour la chasse comme le prouvent de nombreuses mosaïques. La présence du charnaigre en Provence pourrait résulter de l’apport de chiens du Maghreb par les Sarrasins lors de leur occupation. Il fut utilisé jusqu’à la fin du XIXème siècle pour la chasse aux lapins. À la chasse, le fusil n’était pas indispensable, et soit le charnaigre levait le lapin, le poursuivait et l’attrapait soit il l’amenait au terrier ou le furet s’en chargeait. C’était un chien très prisé des braconniers.

Il fut classé par décision de la cour d’Aix-en-Provence, confirmée par la Cour de Cassation comme lévrier, la chasse avec ce chien ayant été interdite en 1843. La race disparut progressivement, l’élevage étant abandonné.

Le Braque du Puy

Le braque Dupuy est une vieille race de chien français. Elle est élevée pour la chasse dans les plaines. Elle est également connue pour être rapide. La race a été créée dans le Poitou au xixe siècle par croisement de plusieurs types de lévriers. La couleur du Braque du Puy va du blanc à l’orange. Sa taille est moyenne à grande. La race a disparu dans sa forme originale.

Le Billy, le chien français

Le billy est une race de chien français. C’est donc un chien courant de grande taille de couleur blanche, café au lait ou blanche et orange ou blanche et citron.

Afin de recréer les « chiens blancs du roy », favoris de François Ier, d’Henri IV et de Louis XIV, un châtelain du Poitou, eut l’idée de créer cette race. C’est un dosage d’espèces aujourd’hui disparues, comme le montembœuf ou le céris. La race est née. Ce chien se rencontre rarement en dehors de sa région d’origine. Sa pérennité est donc rendue difficile par un héritage génétique très fragile.

D’un naturel facile et agréable, c’est avant tout un chien de chasse qui a besoin de beaucoup d’exercice s’il vit en appartement, ce qui n’est pas l’idéal. Obéissant, gentil avec les enfants, il n’est jamais agressif, sauf avec ses congénères, et même au sein de la meute. Très peu mordeur, il fait un piètre gardien.

Le Barbet          

Le Barbet est le chien d’eau français. Il appartient au groupe 8 (Chiens rapporteurs de gibier – Chiens leveurs de gibier – Chiens d’eau des chiens de race reconnus par la F.C.I. (Fédération cynologique internationale). Il est l’ancêtre du caniche et de nombreux autres chiens, comme les griffons par exemple. L’histoire du Barbet est souvent confondue avec celle du Caniche. La race Barbet n’apparaît cependant que vers les années 1860 en France. Ce chien rustique était un chien de ferme. Il n’est pas sélectionné comme a été le Caniche.

Il est aussi le chien favori des grognards de Napoléon 1er. Chien mythique, Goethe le choisi pour incarner la promesse du savoir absolu et du pouvoir de séduction. Le barbet noir est alors la forme que prend le diable pour se présenter à Faust.

Le Gascon saintongeois

Le gascon saintongeois ou gascon de Saintonge est une race de chien français. Il doit ainsi son nom aux provinces de Gascogne et de Saintonge. Ce chien courant existe aussi en deux tailles, le petit gascon saintongeois et le grand gascon saintongeois, d’allure distinguée. La robe est blanche tachée de noir. Il a aussi des marques feu sur le visage.