Les problèmes de comportement du chien

Pourquoi le chien présente de plus en plus de problèmes de comportement ?

Au début, il y a encore quelques décennies le chien n’avait pas cette place qu’il occupe de nos jours dans nos maisons.

  • Il vivait et
  • dormait la plupart du temps dehors dans une niche,
  • mangeait les restes du repas familial (quand il en restait),
  • et son rôle était souvent celui de gardien.

Enfin, son éducation lorsqu’il en avait une, était basique, basée souvent sur la contrainte et l’obéissance absolue.

La place du chien change

Pour commencer, il vivait sa vie de chien plus ou moins heureuse à l’écart, sans être réellement intégré dans le noyau familial.

De part cet éloignement, il conservait une relative indépendance, et s’il avait des problèmes de comportement, le maître n’y prêtait guère attention, pensant que c’était dans la nature du chien.

De nos jours, le chien est (trop) proche de son maître, il fait partie de la famille, mange et dort dans la maison, a sa place sur le canapé et même souvent dans le lit de ses maîtres.

Néanmoins, il arrive à s’adapter mais au prix de souffrances que ne soupçonne pas son maître. C’est la source même des problèmes de comportement.

Malheureusement combien de maîtres en sont réellement conscients.

Terrier waiting for a healthy meal

L’affectif maitre-chien

  • L’humaniser,
  • se comporter avec lui comme avec un enfant roi,
  • céder à tous ses caprices,
  • passer toutes ses bêtises,
  • se servir parfois de lui comme d’un pansement affectif,

le maître créé inconsciemment une dépendance psychologique et un attachement néfaste au bien-être de l’animal.

« Trop d’amour tue l’amour » dit le dicton.

Cette proximité poussée à l’extrême fait oublier au maître que son chien est une entité différente, avec ses propres codes, et qu’il devrait impérativement les respecter afin que celui-ci s’épanouisse sereinement à ses cotés.

Néanmoins, la méconnaissance de l’animal est le déclencheur des problèmes comportementaux.  Beaucoup de maîtres pensent que le surprotéger, le faire dormir dans le lit, l’étouffer d’amour suffit à son bonheur.

Au contraire, en agissant ainsi, le maître l’infantilise et le rend dépendant.

Interaction avec l’humain

Par ailleurs, le chien devient incapable de faire face à certaines situations  :

  • telle que la séparation,
  • l’interaction avec l’humain ou ses congénères,
  • et même les bruits de la vie courante.

Il va se comporter comme un enfant trop gâté, prenant progressivement l’ascendant sur son maître, se donnant la prérogative de gérer la vie de famille…

À sa façon il devient un chien « délinquant ».

Il refuse toute contrainte et autorité :

  • allant jusqu’à se retourner contre son maître,
  • grognant
  • voire le mordant s’il vient à le contrarier.

Surtout, le maître n’a pas conscience que son chien souffre de cette situation, il en découle les destructions et les aboiements lorsqu’il se retrouve seul.

Enfin, les conséquences peuvent être très graves. Désarmé face à cette situation, le maître affirme pourtant lui donner toute son affection. IL clame même quelquefois que son chien n’est vraiment qu’un « ingrat », pas du tout reconnaissant.