Exclusivement nourri par sa mère pendant ses premières semaines de vie, le chiot se détourne peu à peu du lait maternel, entamant ainsi son sevrage. À partir de quel âge peut-on introduire la pâtée dans son alimentation ?

À quel âge commence le sevrage du chiot ?

Le sevrage est une étape importante dans la vie d’un chien. Il s’agit en effet autant d’un changement alimentaire que d’un processus progressif de détachement affectif de sa mère.

Durant ses trois premières semaines, le chiot se nourrit uniquement de lait maternel, qui lui fournit tous les nutriments dont il a besoin.

La période de début de sevrage varie toutefois en fonction de la race du chien (les chiens de petite race sont généralement sevrés un peu plus tard), mais aussi du nombre de chiots dans la portée ou encore de la quantité de lait que la mère est capable de fournir. Le sevrage peut donc commencer à la quatrième ou, au plus tard, à la cinquième semaine.

En observant bien, il est assez facile de reconnaître les signes du début de sevrage : les dents de lait des chiots sont en place, et commencent à être douloureuses pour la mère lors de l’allaitement. Elle repousse de plus en plus ses petits, qui ont tendance à aller téter plus fréquemment, ce qui indique que les quantités de lait ont diminué.

Ils peuvent aussi se montrer curieux, et commencer à goûter les aliments pour chien qui se trouvent dans la gamelle de leur mère. Il est alors temps de commencer à introduire la pâtée pour chiot dans leur alimentation.

Comment procéder pour intégrer la pâtée à l’alimentation du chiot ?

Tout d’abord, il est possible de nourrir provisoirement la mère avec une pâtée pour chiot : plus riche en graisses et en protéines, elle est plus calorique et convient à ses besoins nutritionnels élevés pendant l’allaitement.

Le chiot fonctionnant en grande partie par mimétisme, il va progressivement piocher la pâtée dans la gamelle de sa mère, et se familiariser avec de nouveaux goûts et de nouvelles textures. Si sa mère mange la même pâtée que lui, il acceptera d’autant plus facilement ce nouvel aliment. Par ailleurs, il sera moins sujet aux troubles digestifs.

À partir de la quatrième ou de la cinquième semaine de vie du chien, il est possible de commencer à introduire de la pâtée dans son alimentation, par petites quantités. Cette nourriture humide est particulièrement adaptée au début du sevrage, et permet au chiot de s’habituer peu à peu à un aliment solide sans qu’il soit pour autant complexe à mâcher.

Dès la cinquième ou la sixième semaine, les quantités de pâtée peuvent être progressivement augmentées. La pâtée sera l’unique nourriture du chiot à partir de la septième ou de la huitième semaine, et devra être servie en trois à quatre rations journalières au moins.

Un sevrage en douceur et une pâtée adaptée au chiot

Même si le sevrage ne se déroule pas exactement dans les délais habituels, il convient de garder à l’esprit deux éléments essentiels : le sevrage doit se faire en douceur, et la pâtée doit être spécifiquement conçue pour les chiots.

Un sevrage trop brutal peut entraîner des troubles digestifs, mais aussi des troubles du comportement. Il n’est pas rare qu’un chiot trop tôt sevré ait tendance à mordre par la suite : lors d’un sevrage progressif, c’est la mère qui va se charger de lui apprendre que le mordillement pendant les tétées est douloureux. S’il ne bénéficie pas de cet apprentissage, il n’aura pas conscience des limites à ne pas franchir.

Enfin, la pâtée servie au chiot doit être spécifiquement conçue pour lui, afin de répondre à ses besoins nutritionnels et de soutenir sa croissance. Pour bien grandir, le chiot a besoin de protéines, de lipides, mais aussi de phosphore et de calcium en plus grande quantité qu’un chien adulte, en respectant un ratio entre 1 et 2.

La pâtée doit être un aliment complet, et contenir à elle seule tous les nutriments indispensables à la bonne santé du chiot. Il faut donc qu’elle soit composée de protéines, de graisses, de glucides en faible quantité, de fibres, de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments, le tout devant être correctement dosés.