calins médiation animale

La médiation animale

La médiation par l’animal ne guérit pas. Ce n’est pas une médecine.

L’animal n’est pas un médicament ni un thérapeute.

L’animal est un médiateur

Lorsque l’on veut pratiquer la zoothérapie professionnelle il faut avoir un métier de base en santé ou en social. Exemple : infirmière, psychologue, médecin, aide-soignante, ergothérapeute, psychomotricienne, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants…

Et dans tous ces domaines, on pratique une Thérapie par la Médiation d’un Animal. T.M.A.

La médiation animale, c’est quoi exactement ?

Il faut tout d’abord préciser que le mot zoothérapie rejoint le terme : Intervention Professionnelle en Médiation Animale

C’est donc une médiation qui se pratique professionnellement en individuel ou en petit groupe de deux ou trois personnes maximum, à l’aide d’un animal familier, consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel, appelé «Intervenant Professionnel en médiation animale » dans l’environnement immédiat de personnes chez qui l’on cherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer leur potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif. »

les animaux médiateurs

Les animaux médiateurs, impliqués dans les séances rencontrent des normes préétablies de santé, de comportement et d’éducation. L’exercice de la médiation par l’animal en milieu institutionnel demande l’observation de règles élémentaires de prudence, d’éthique et de sécurité. (Voir notre Charte de déontologie) C’est pourquoi, la mise en place d’un programme en médiation par l’animal exige à la fois des connaissances de la lecture de l’animal et celle des problèmes vécus par les patients. C’est que l’on appelle : une triangulation.

Petite différence : La médiation par l’animal permet de développer différents champs d’interventions aussi bien thérapeutiques qu’éducatives que psychologiques.
Il apparaît donc indispensable aujourd’hui de faire une distinction entre ces différents champs d’actions et de bien comprendre ce qu’est une intervention professionnelle en médiation par l’animal ou en zoothérapie.

Quelle différence entre un simple chien visiteur et un atelier de médiation par l’animal en zoothérapie professionnelle auprès des personnes atteintes de la maladie Alzheimer.

N’est pas chien médiateur qui veut. Cela demande une éducation spécifique pendant plusieurs mois et sans contrainte pour le chien. L’Institut Français de Zoothérapie utilise dans son école du Chien Médiateur une méthode mise au point au Canada par François BEIGER : (Sweetness and Listening) Douceur et Analyse

Le chat au service des malades

La zoothérapie – ou médiation par l’animal – est une pratique relativement récente en France.

On imagine souvent qu’il s’agit de distraire un patient en le mettant en contact avec un animal. En réalité, la zoothérapie a une vraie portée thérapeutique, éducative et psychologique.

Dans ce cadre, le choix de l’animal médiateur est évidemment crucial. Or, il faut bien avouer que certains chats se révèlent particulièrement doués…

Une brève histoire de la médiation animale

Hommes et animaux se côtoient depuis la nuit des temps. L’effet réconfortant et bénéfique des animaux sur les humains a été observé très tôt. Mais ce n’est qu’au 19e siècle, pendant la guerre de Crimée, qu’une infirmière pose les bases de la zoothérapie. Florence Nightingale élève alors une tortue à l’hôpital. Elle observe que la présence de l’animal contribue à apaiser l’anxiété de ses patients.

La génèse

Dans les années 50, le psychiatre américain Boris Levinson constate que son chien Jingles est capable de stimuler un jeune patient autiste. La Pet Facilitated Psychotherapy (Psychothérapie facilitée par l’animal) vient de naître. Plusieurs thérapeutes s’intéressent aux bienfaits procurés par les interactions entre animaux et êtres humains. Dans les années 60, les psychiatres américains Samuel et Elisabeth Corson sont parmi les premiers à utiliser régulièrement des animaux de compagnie comme moyen de thérapie avec des patients atteints de troubles mentaux.

En France, le vétérinaire Ange Condorcet entreprend d’étudier l’impact de la présence animale auprès d‘enfants souffrant de problèmes de langage en 1976. Dès 1978, il définit une méthode visant à mettre en contact des animaux avec les enfants en difficulté : l’Intervention Animale Modulée Précoce (IAMP). Précurseur de la zoothérapie dans l’Hexagone, Ange Condorcet est aussi le fondateur de l’Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie (AFIRAC).

Si le ministère de la santé américain reconnaît les effets de la thérapie par les animaux dès les années 1980, la France est plus frileuse. Ainsi, il faut attendre 2012 pour que le diplôme de Comportementaliste-Médiateur pour animaux de compagnie soit reconnu par l’Etat.

Il n’en reste pas moins que la zoothérapie est désormais une pratique reconnue et encadrée, faisant appel à des professionnels de la santé. Parmi les animaux médiateurs les plus sollicités, on trouve les chiens, les chevaux et… les chats !

Les effets thérapeutiques du chat

Le chat sait prodiguer un soin qui n’appartient qu’à lui : la ronronthérapie. Même si le phénomène reste assez mystérieux, on sait qu’un chat qui ronronne émet des fréquences de 25 à 50 hertz. Ces basses fréquences se révèlent très efficaces pour apaiser les patients sujets au stress, à l’insomnie ou aux crises d’angoisse. On note aussi des effets bénéfiques pour les patients en cours de traitement ou en convalescence, par exemple, après une opération.

Le ronronnement du chat est loin d’être son seul atout. Il a, en effet, été démontré que le fait de caresser un chat peut faire baisser la tension artérielle. Ce geste simple diminue considérablement le risque de décès chez les patients atteints de pathologies cardiaques.

On observe enfin que le chat a la capacité de booster les patients qui sont en difficulté physique ou émotionnelle. Par exemple, un geste aussi simple que nourrir un chat peut sembler anodin. Pourtant, cela permet d’entretenir et de développer les capacités psychomotrices des personnes en situation de handicap, ainsi que de stimuler les personnes sujettes à la dépression.

La médiation animale par le chat : mode d’emploi

Dans le cas d’un patient hospitalisé, les séances de zoothérapie sont proposées une à trois fois par semaine. Il s’agit de séances individuelles ou en groupe réduit, de 2 à 3 personnes. Elles sont animées par un membre du personnel soignant, formé à la zoothérapie.

Ce dernier doit être particulièrement attentif à chacune des réactions du chat. En effet, le chat étant par exemple moins maîtrisable qu’un chien, même un animal rigoureusement sélectionné et entraîné peut avoir un mouvement d’humeur, en particulier lorsqu’il est manipulé par des inconnus. Pour le bien-être du chat comme pour la sécurité du patient, le thérapeute doit donc s’assurer que l’animal est en confiance et disposé à être caressé.

Dans tous les cas, chaque séance de zoothérapie est unique, car elle repose sur l’interaction entre le chat et le patient : deux individus dotés d’un tempérament qui leur est propre. Tout commence par la prise de contact entre l’humain et l’animal. Suivront des jeux avec le chat, des caresses ou quelques soins prodigués au chat, en fonction du tempérament et des capacités du patient.

La sélection et la formation du chat médiateur

La zoothérapie est un exercice très particulier pour un chat : tous ne sont pas capables d’assumer le rôle de médiateur. On remarque que certaines races de chats sont plus prédisposées que d’autres : c’est le cas notamment du British Shortair et du Bengal. Mais, au-delà de la race, le chat médiateur doit avant tout présenter quelques traits de caractère spécifiques :

  • Une grande capacité d’adaptation ;
  • Un tempérament calme en toutes circonstances ;
  • Une forte sociabilité.

Le parcours d’un chat médiateur commence dès sa naissance. Un éleveur félin expérimenté est capable d’identifier rapidement les chatons dotés d’une bonne capacité d’adaptation.

Sélection dès la naissance

Le rôle de l’éleveur de chat ne se limite pas à repérer les individus ayant du potentiel : il consiste également à leur permettre de concrétiser ce dernier. De fait, le travail de formation des chatons sélectionnés par l’éleveur commence au dixième jour, qui marque le début de leur période d’imprégnation.

La socialisation

Pendant les semaines suivantes, l’animal est donc mis au contact de nombreuses personnes de profils aussi variés que possible (âge, genre, couleur de peau, corpulence…). Il s’agit de l’aider à se sentir à son aise avec les humains dès le premier contact. Cela va l’aider à prendre confiance en lui. Cette période donne lieu à une sélection, car certains chatons se révèlent trop indépendants ou trop nerveux pour la médiation.

A partir de la dixième semaine, un comportementaliste félin prend le relais. Il procède à différent tests afin d’effectuer de s’assurer que le chat est bel et bien en mesure de devenir médiateur. Ce dernier est ensuite confié à un thérapeute.

Le travail du comportementaliste

Par la suite, il est courant que le comportementaliste assiste aux premières séances de zoothérapie. Il observe les réactions du chat et aide le thérapeute à les interpréter. En effet, la zoothérapie est un réel exercice d’équilibriste. Cela consiste à aider les patients tout en préservant le bien-être du chat.

Il est primordial, en effet, que ce dernier soit respecté. De fait, c’est uniquement si le chat se sent bien dans le rôle qu’on lui demande de jouer que la zoothérapie pourra porter ses fruits. D’où l’importance de la présence d’un comportementaliste félin pour analyser et décrypter ce qui se passe dans la tête de l’animal lors de ces séances. Chaque signe, mimique, micro-mouvement de la queue, de la tête, des yeux, de la langue ou encore des vibrisses est potentiellement porteur d’un message. Ces signaux, s’ils sont difficilement perceptibles pour un zoothérapeute, n’échappent pas en revanche au comportementaliste. Ils peuvent lui permettre de remarquer toute lassitude ou inquiétude du chat.

Autant dire que la zoothérapie est un véritable travail d’équipe mêlant  :

  • un chat,
  • un(e) spécialiste de la santé humaine
  • un(e) spécialiste du comportement et de la psychologie du chat, ayant chacun(e) un rôle bien défini et indispensable.

Comment bénéficier de séances de médiation animale?

En France, le recours à la zoothérapie reste anecdotique. Certains hôpitaux lancent toutefois des programmes expérimentaux, notamment dans les services d’oncologie pédiatrique ou de gériatrie. En outre, plusieurs structures associatives se sont développées pour promouvoir la pratique de la zoothérapie. Si vous souhaitez faire bénéficier l’un de vos proches de séances de zoothérapie, ces associations peuvent vous proposer des interventions à domicile. Elles vous fourniront, au moins, les coordonnées d’un thérapeute.

Attention toutefois à ne pas perdre de vue que la zoothérapie est une prestation complémentaire. Elle ne remplace en aucun cas les soins et traitements médicaux. Au demeurant, pour qu’elle porte pleinement ses fruits, il est conseillé de la mettre en place en accord avec l’équipe soignante.

Avoir recours à la médiation animale

Le recours à la médiation animale tend à se développer rapidement à travers le monde. La France accuse un certain retard sur les pays anglo-saxons. Cependant, de plus en plus de professionnels de la santé sont convaincus des bienfaits de la médiation par l’animal.

Les études et les programmes expérimentaux tendent à prouver que les chats sont des médiateurs particulièrement doués. Si seuls certains d’entre eux sont capables de travailler auprès des patients au quotidien, ils sont en revanche tous capables de faire profiter leur maître des bienfaits reconnus de la ronronthérapie.

Le chat et ronron du bonheur

En l’espace de quelques siècles, l’animal est passé du statut d’objet à celui de membre de la famille, pour finalement acquérir aujourd’hui celui de…thérapeute! Eh oui, c’est désormais prouvé scientifiquement: nos compagnons à poils et à plumes nous aident à aller mieux. Dans cette première chronique, intéressons-nous aux bienfaits de la ronronthérapie.

C’est le chat qui décide du contact avec les humains!

La Ronronthérapie.

Le mot prête à sourire. Diverses études très sérieuses – menées depuis les années 1950, d’abord aux Etats-Unis – attestent pourtant des vertus apaisantes du ronronnement des chats.

Evidemment, ce n’est pas l’animal avec lequel il est le plus facile de travailler en zoothérapie… Le chat est plus indépendant que le chien. Sa relation avec les humains dépend de son bon vouloir. Il n’en reste pas moins très affectueux et une fois le contact établi, les bienfaits de ce petits félins, dont voici une petite liste non exhaustive, sont bien réels.

Les bénéfices de la ronronthérapie

Au niveau psychologique :

  • Relaxation et calme
  • Réconfort et soutien moral
  • Bonne humeur
  • Confiance en soi

Au niveau social

  • Motivation et productivité
  • Développement de la communication
  • Favorise le jeu et l’expression des émotions
  • Favorise l’interaction sociale, surtout chez les personnes âgées

Au niveau physique

  • Baisse de la tension artérielle et diminution du pouls
  • Equilibre et coordination
  • Favorise la motricité chez les enfants et les handicapés

Comment ça marche

Grâce aux ondes à basses fréquences (25 à 50 hertz) qu’il émet lorsqu’il ronronne, le chat se remet de ses fractures et de ses lésions trois fois plus vite qu’un chien. Ces sons tranquillisants favorisent, en effet, la sécrétion d’hormones qui boostent sa guérison.

Les effets de ces vibrations sonores se ressentent aussi chez l’homme. Selon le vétérinaire français Jean-Yves Gauchet qui revendique la paternité de la ronronthérapie, elles ont une action stimulante sur notre sécrétion de sérotonine, l’hormone dite du bonheur. Les idées noires s’envolent et la tension diminue. Notre corps produit alors des endorphines connues pour renforcer notre système immunitaire.

Des chiens comme alternative au médicament

Plus qu’un rôle éducatif, le chien est aussi un allié lors de thérapie pour les troubles de l’enfant ou des personnes âgées.

La première fois que l’animal fut utilisé au profit de la santé psychique ou physique de l’homme remonte au IXème siècle en Belgique. Il s’agissait alors de confier la garde d’oiseaux à certains malades pendant leur convalescence.

La zoothérapie a pour philosophie d’enseigner l’art et la manière de prendre soin des animaux plutôt que de donner des médicaments aux patients.

La présence d’un chien brise l’isolement social, le sentiment de solitude et le repli sur soi des enfants autistes ou des personnes âgées.

Le vétérinaire Ange Condoret, président de l’Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie prône l’Intervention Thérapeutique Assistée par l’Animal. Le chien a alors le rôle d’intermédiaire entre le thérapeute et la personne ciblée. Il améliore ainsi le lien entre le professionnel et le patient, il apporte une motivation supplémentaire au malade et le pousse à se surpasser. Il permet enfin à la personne soignée d’être plus à l’écoute de son environnement.

Les bénéfices du chien en médiation animale

Ainsi, les principales fonctions du chien dans le cadre de la médiation animal sont :

  • Un rôle social : il stimule et éveille l’intérêt, donne des repères dans le temps et dans l’espace, favorise l’expression et les échanges, le tout à partir de situations ludiques et met entre parenthèses les règles d’évitement de la foule. Une attention particulière est portée au chien et stimule l’échange,
  • Une source et un objet d’affection : cet échange construit un lien d’attachement,
  • Un moyen de communication : il permet de communiquer sans dissimulation ou mensonge. L’animal est disponible, ne rejette pas, ne trahit pas, ne manipule pas, il est donc source de confiance,
  • Une source de contact physique et sensoriel : il aboie, on le caresse, il bouge, il a une odeur particulière, …
  • Un moyen de relaxation : il apporte détente et tranquillité,
  • Une distraction : le fait de regarder l’animal, d’interagir avec lui peut éviter l’ennui,
  • Une responsabilité : le chien responsabilise et renvoie un sentiment d’utilité, il est source de valorisation et donne l’impression d’importance de celui dont il est dépendant,
  • Un facteur d’activité : on peut lui lancer une balle, le promener en laisse, il permet à l’individu de s’adapter à son environnement, d’en extraire des informations pour effectuer un geste,
  • Une stimulation intellectuelle : l’éducation du chien demande un raisonnement et un effort de mémorisation (utilisé pour la maladie d’Alzheimer),

Un lien avec les souvenirs en réaffirmant une identité sociale passée.

Les activités proposées

  • Au niveau cognitif :
    • Se rappeler du nom du chien, de sa race, de son âge, la prévention des maladies,
    • se souvenir des ordres nécessaires à son éducation,
    • Rappel en début de séance des activités effectuées lors de la séance précédente,
    • Echange sur les progrès et expériences vécues avec le chien,
    • Jeu de reconnaissance des races du chien : à l’appel d’une race, la personne qui se reconnait doit appeler le chien et lui faire une caresse.
  •  Au niveau moteur :
    • Faire passer le chien dans un tunnel, lui faire sauter des obstacles, sur une table, lui faire trouver des objets dans un meuble,
    • Lever les jambes pour que le chien passe en dessous,
    • Se pencher pour brosser le chien,
    • Promener le chien en laisse, marcher à côté de lui.
  •  Au niveau affectif :
    • Faire jouer l’animal,
    • Caresser l’animal.

Site à consulter : http://www.institutfrancaisdezootherapie.com

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Passionné des animaux, j'ai réussi à en faire mon métier. Je suis responsable d’Équilibre et Instinct depuis bientôt 10 ans. Ecrire ces articles me permet de partager ma passion, et d'enrichir mes connaissances sur le monde animal tout en s'amusant.