Les sens sont les mêmes que chez l’Homme (vue, ouïe, odorat, goût et toucher). Ce sont leurs capacités qui diffèrent considérablement par rapport à l’être humain. Par exemple, le sens de l’orientation est beaucoup plus précis que celui de l’homme ainsi que le sens de l’équilibre qui serait légèrement plus aiguisé.

Les capacités diffèrent cependant du chat au chien et même entre les races de chiens. Appréhender leurs capacités sensorielles nous permet de mieux comprendre leur perception de l’environnement et leur mode de vie. Donc de fait, leur communication entre eux ou avec l’Homme.

odorat

L’odorat chez le chien

Il s’agit du sens le plus développé chez le chien. Les cavités nasales sont beaucoup plus grandes et possèdent quinze fois plus de cellules olfactives que l’Homme. Les races brachycéphales (à tête courte comme le Bouledogue) présentent des capacités olfactives diminuées. De plus, les lobes olfactifs du cerveau présentent un grand développement. Au final, les chiens possèdent un seuil de sensibilité plus bas et un pouvoir discriminant plus grand entre les substances.

La réputation de l’odorat du chien n’est plus à faire ! Le flair légendaire du chien est dû à la muqueuse nasale recouverte de récepteurs olfactifs qui, une fois dépliée atteint 130 cm², contre 3 cm² seulement chez l’être humain. La diversité des cellules sensorielles olfactives chez le chien est également très élevée. Chez le chien, on compte 120 à 220 millions de cellules contre seulement 5 millions chez l’Homme. Ainsi, le nez d’un chien perçoit des odeurs jusqu’à 1 million de fois plus diluées que celles détectables par l’être humain. La truffe est gardée humide pour augmenter le nombre de molécules odorantes captées.

On définit l’acuité olfactive comme la plus faible concentration d’une substance odorante dans l’air, pouvant être perçue par l’odorat.

Le système olfactif du chien est composé :

  • d’une truffe, avec deux narines, qui permettent d’inhaler l’air et les odeurs ;
  • de deux cavités nasales, qui sont très développées. Elles sont remplies par les cornets nasaux et le labyrinthe ethmoïdal (schéma ?), et recouvertes de la muqueuse olfactive ;
  • de la muqueuse olfactive, qui comprend une couche de cellules spécialisées dans l’olfaction (l’épithélium olfactif) et un grand nombre de nerfs qui connectent les cellules épithéliales au cerveau ;
  • de l’organe de Jacobson, ou organe voméronasal, localisé juste au-dessus du palais, derrière les incisives, qui participe à la reconnaissance des phéromones (les odeurs corporelles).

    Fonctionnement de l’odorat du chien

    Lorsqu’il repère une odeur, le chien la renifle : il effectue une série d’inhalations et d’expirations rapprochées, qui permettent de mettre les molécules odorantes en contact avec la muqueuse olfactive.

    Ces molécules sont dissoutes puis absorbées par les cellules de l’épithélium olfactif et vont jusqu’aux neurones, qui transmet l’information au cerveau. C’est comme cela que le chien reconnaît l’odeur, et peut suivre une piste.

    La particularité de ce sens est que la source odorante peut être éloignée du chien mais surtout différée dans le temps. Ainsi, un chien peut pister la trace d’un animal, ou une personne, plusieurs heures voire plusieurs jours après son passage.

    Tous les chiens ne sont pas d’excellents pisteurs. Cela dépend notamment de la race : les chiens au museau allongé (dits longilignes ou mésocéphales) sont plus performants que les chiens au museau écrasé (brachycéphales).

    odorat du chien

    L’utilité de l’odorat du chien

    Pour le chien

    L’odorat est impliqué dans de nombreux comportements canins. Il permet aux chiens de se reconnaître entre eux, et de distinguer les individus appartenant à une autre espèce (chat, humain…).

    L’odorat intervient dans le comportement de reproduction : un chien mâle sait quelle femelle est en chaleur. Il permet au chiot de reconnaître sa mère.

    L’odorat joue également un rôle essentiel dans le comportement de recherche de nourriture.

    Enfin, il participe au marquage du territoire. L’olfaction est donc un important moyen de communication pour les chiens.

    Pour l’homme

    Nous avons appris à utiliser les capacités exceptionnelles de l’odorat du chien. Ainsi, des chiens de travail participent à des recherches aux côtés de leur maître.

    On pense évidemment aux chiens de :

    • chasse ;
    • recherche d’explosifs ;
    • sauvetage d’avalanches ou de décombres.

    Certains chiens peuvent également apprendre à reconnaître l’odeur spécifique de maladies, comme les cancers ; ils peuvent aussi prévenir leur maître de l’arrivée imminente d’une crise d’épilepsie (15 minutes avant les convulsions) ou d’une hypoglycémie chez un patient diabétique !

    Bon à savoir : Les chiens de détection de cancers permettent un diagnostic précoce et plus efficace que les techniques de laboratoire. C’est notamment le cas pour les mélanomes (niveau d’exactitude de 100%), les cancers du poumon (99%) ou les cancers de l’ovaire (100%).

    Les troubles de l’olfaction

    Il existe peu de troubles qui diminuent les capacités de l’olfaction du chien, à l’exception du virus parainfluenza qui participe au syndrome de la toux de chenil.

    Les conditions météorologiques peuvent diminuer l’acuité olfactive des chiens. Le vent ou les températures extrêmes assèchent la muqueuse et diminuent les capacités olfactives. Certaines substances, comme la fumée de tabac, ont le même effet.