Construire une relation équilibrée et basée sur la confiance avec son chien &  Posséder les fondamentaux nécessaires pour devenir un bon maître

Accueillir un nouvel individu dans son foyer est une grande joie mais aussi une grande responsabilité. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’une espèce qui ne communique pas de la même façon que nous et qui n’a pas les mêmes codes sociaux. On se retrouve parfois vite démunis et débordés par tous les apprentissages à mettre en place, que ce soit avec un chiot ou un chien adulte fraîchement adopté. Construire une relation équilibrée et basée sur la confiance avec son chien est essentielle.Il en va du bien-être du chien et de son maître.

Comprendre son chien

Pour construire une relation équilibrée avec son chien, il est donc bienvenu d’en apprendre un maximum sur le sujet afin de :

  • Comprendre la communication intra et inter spécifique (comprenez entre individus d’une même espèce et entre individus d’espèces différentes)
  • Cerner les différents types de besoin pour y répondre au mieux (physiques, mentaux, olfactifs, masticatoires, de socialisation et familiarisation…)
  • Connaitre les lois de l’apprentissage, qui sont les même pour tous les êtres vivants (humains compris)
  • Savoir établir un plan d’entrainement progressif pour développer les compétences de l’individu

Je pense qu’il est de notre devoir de donner les compétences nécessaires à son chien pour évoluer au sein d’un monde régit par des règles humaines, tout en respectant ses émotions et faisant preuve de bienveillance à travers ces apprentissages.

Un échange constructif

Les chiens apprennent en permanence, que l’on intervienne ou pas. A partir du moment où ils sont éveillés, leur cerveau fait des associations, développe des capacités et enregistre des informations. Nous nous devons donc d’être non seulement un enseignant fiable et de qualité, mais aussi un soutien émotionnel stable.

Tout d’abord, un ouvrier se doit d’avoir de bons outils pour travailler dans de bonnes conditions. Ainsi il est conseillé d’avoir :

  • Une pochette à friandises avec des récompenses appétentes et de forte valeur
  • Une laisse trois points (aussi appelée laisse réglable ou multiniveau)
  • Une longe de 10 mètres (en corde ou biothane)
  • Un harnais adapté à la physiologie de l’animal (et si besoin anti-traction)

Pour ce qui est des friandises, je conseille souvent les dés de jambon (ou dinde, ou poulet) que nous trouvons en supermarché au rayon lardon. Mais vous pouvez opter pour d’autres choses du moment que votre compagnon les apprécie, comme par exemple des rondelles de saucisse, des morceaux de fromages ou de la viande séchée. Ces friandises seront ce qu’on appelle un renforçateur (R+).

Si votre chien n’est pas gourmand, vous pouvez tout à faire travailler avec d’autres types de renforçateurs, comme par exemple avec un jouet, des caresses…

La préparation à l’apprentissage

Lorsque vous souhaitez mettre en place un apprentissage, il est nécessaire de se préparer pour faire de ces sessions d’entraînements, des apprentissages fructueux :

  • Veillez à ce que votre chien soit disponible physiquement (qu’il ait fait ses besoins et se soit correctement dépensé en amont) émotionnellement (détendu et en capacité de se concentrer) avant de démarrer.
  • Préparez votre matériel et zone de travail en amont
  • Définissez clairement vos objectifs et établissez à l’écrit votre plan d’entrainement (shaping plan)
  • Tenez un carnet de notes pour suivre l’évolution des apprentissages
  • Soyez progressifs dans vos exercices pour aller de succès en succès
  • Faites des sessions courtes mais régulières 

Gardez en tête qu’il est toujours plus facile d’anticiper pour construire de nouveaux comportements, plutôt que d’attendre que des comportements gênants s’installent et de devoir les modifier par la suite.
Cependant les chiens, et c’est d’ailleurs le cas pour tous les êtres vivants, apprennent tout au long de leur vie. Si vous adoptez donc un chien adulte, vous pourrez évidement lui apprendre de nouvelles choses et en modifier d’autres. Il faudra peut-être parfois un peu plus de temps et de patience que pour un chiot où l’on partirait d’une « page vierge ».

Les méthodes

Pour toutes les races et quel que soit le caractère de votre compagnon, il est possible de travailler en méthodes positives. Cela ne veut pas pour autant dire laxisme. Il est structurant pour votre chien de lui apprendre ce qui est autorisé et ce qui est interdit.

Mettez en place ces règles dès son arrivée. En effet, votre chien ne comprendra pas que la première semaine, il puisse avoir accès au canapé car vous considérez qu’il est en adaptation et doit prendre ses marques. Et qu’au bout de cette période, celui-ci devienne interdit d’accès car maintenant il doit répondre à vos nouvelles exigences.

Beaucoup d’éducateurs en méthodes bienveillantes diront qu’il faut renforcer les bons comportements et ignorer les mauvais… C’est vrai mais c’est aussi incomplet ! Car ignorer un mauvais comportement, génère souvent des émotions négatives comme de la frustration. Il faut donc en parallèle enseigner et renforcer le comportement souhaité.

Être à l’écoute et réaliste pour une relation équilibrée

Votre chien n’a aucune idée de ce que vous attendez de lui, il n’est pas dans votre tête. Et bien souvent nos attentes n’ont rien de logique ni intuitif pour lui car elles sont régies par des concepts humains. Pensez donc à vous mettre à la place de votre chien. Demandez-vous « Qu’est-ce que je voudrais que mon chien fasse à la place de ce comportement que je juge comme dérangeant ? » et enseignez-le-lui.

Si je devais retenir deux mots concernant ma vision de l’éducation et du comportement animal : cohérence et bienveillance. C’est pour moi la base de toute bonne relation. Le respect de l’état émotionnel de l’animal reste un fondamental et surtout une priorité, quel que soit l’objectif à atteindre et les résultats souhaités. J’espère donc qu’à travers mon livre « Démarrez de la bonne patte ! », j’accompagnerai tous les propriétaires canins sur ce chemin.

Merci à © Julie Claeyssen – Canima